Vaccins GRIPPE H1N1... Avec ou sans adjuvant ?
Par Publipresse le lundi 5 octobre 2009, 16:03 - Actualité Santé - Lien permanent
VACCINS contre le VIRUS de la GRIPPE A H1N1
Premiers résultats de l’évaluation européenne : Les adjuvants* dans
les vaccins pandémiques H1N1
Depuis plus de 30 ans, de nombreux vaccins comportent dans leur composition des
substances dénommées adjuvants, dont l’ajout permet d’augmenter de façon
spécifique la réponse immunitaire pour une même dose d’antigène vaccinal.
Dans le contexte d’une pandémie grippale, on ne connaît à l’avance et de façon
précise ni la date de survenue, ni les caractéristiques spécifiques du virus
pandémique qui circulera. Il est donc essentiel de pouvoir développer et
produire rapidement des vaccins contre la souche virale identifiée, et de
mettre à la disposition des autorités sanitaires des doses suffisantes
de vaccins pour couvrir la population.
A cet égard, l’utilisation d’un adjuvant permet de réduire la quantité d’antigène par dose de vaccin tout en conservant une réponse vaccinale optimale, et ainsi, de produire davantage de doses, dans un rapport qui peut aller de 1 à 2 à 1 à 4 pour une même quantité globale d’antigènes disponibles.
L’utilisation d’un adjuvant peut aussi s’avérer utile en cas de
mutation du virus, car ils sont susceptibles de favoriser une
efficacité immunitaire plus large, c'est-à-dire en assurant un certain degré de
protection vaccinale face à une souche virale modifiée.
L’ensemble de ces considérations, ainsi qu’un large recul clinique sur le
profil de sécurité jugé favorable pour ces adjuvants, ont conduit à privilégier
à l’échelon européen le choix du développement de vaccins
contenant un adjuvant, tels que les deux vaccins qui viennent
de faire l’objet d’un avis positif du comité scientifique de l’EMEA pour
l’autorisation de mise sur le marché.
Des vaccins de la Grippe A sans adjuvants en préparation...
D’autres vaccins sans adjuvant sont en cours de développement et viendront compléter l’offre de couverture vaccinale d’ici le milieu de l’automne notamment pour vacciner des personnes immunologiquement plus vulnérables, telles que les femmes enceintes, les très jeunes enfants ou les personnes immunodéprimées.
Dans ces cas, le choix d’un vaccin sans adjuvant, tel que préconisé par le Haut Conseil de Santé Publique dans son avis du 7 septembre 2009, le sera à titre de précaution. En effet, les diverses études scientifiques qui ont été conduites en Europe et dans le monde, n’ont pas permis d’établir un lien entre l’utilisation de vaccins avec adjuvants et l’apparition de perturbations du système immunitaire aux conséquences graves dans la période suivant la vaccination.
Les sels d’aluminium sont de longue date les principaux
adjuvants utilisés dans les vaccins en général. Le recul de
pharmacovigilance est très important, et ne fait apparaître
globalement que des effets indésirables locaux et bénins, même si certaines
controverses nourrissent des débats récurrents notamment quant à la possibilité
non établie à ce jour que cet adjuvant puisse être à l’origine de rares
pathologies auto-immunes.
Les vaccins pandémiques avec adjuvant qui viennent d’être autorisés comportent
des adjuvants d’une génération plus récente dite huile dans l’eau. Leur
composition incorpore essentiellement du squalène (substance lipidique qui est
présente notamment dans les aliments). C’est le cas pour les adjuvants MF59 et
ASO3.
Etudes de toxicité sur les adjuvants des vaccins
Les études pré-cliniques réalisées chez plusieurs espèces animales n’ont pas montré de toxicité particulière, notamment de foeto-toxicité, ou de tératogénicité.
Les études cliniques effectuées chez l’homme avec des
vaccins comportant ces mêmes adjuvants n’ont pas fait apparaître de signal de
risque, hormis une augmentation des réactions locales au point d’injection de
type rougeur et douleur.
Enfin, il faut rappeler qu’il existe déjà un vaccin contre la grippe
saisonnière contenant un adjuvant à base de squalène, le MF59. Il
s’agit du vaccin Gripguard qui est autorisé depuis 2001 en France et a déjà été
utilisé très largement (environ 45.000.000 de doses), notamment en Europe.
Le suivi de pharmacovigilance n’a pas fait apparaître de problème de
tolérance ou de réactions immunologiques anormales.
Le squalène a été mis en cause après que des anticorps anti-squalène ont été
retrouvés chez des vétérans américains de la guerre du Golfe
atteints d’un syndrome spécifique. Ces vétérans avaient reçu de multiples
injections de différents vaccins avec adjuvants susceptibles d’expliquer la
présence de ces anticorps. Une analyse rétrospective publiée en 2009 par la
revue Vaccines a fait ressortir la présence d’anticorps
anti-squalène chez des individus non immunisés. Elle a conclu à une
absence de causalité entre le syndrome et la présence de ces anticorps.
En tout état de cause, le dispositif de surveillance des effets des vaccins pandémiques H1N1 qui est mis en place et sera opérationnel dès le début de la vaccination permettra de suivre régulièrement et attentivement le profil de sécurité de chacun de ces vaccins et d’analyser rapidement si nécessaire tout signal.
Source : www.afssaps.fr
Ndlr : LES PERSONNES A VACCINER EN PRIORITE DEVRONT ELLES ETRE VACCINEES APRES LES AUTRES :-(
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* Adjuvant définition : Un adjuvant est quelque chose ou quelqu'un qui aide à l'accomplissement d'un processus. En médecine l'adjuvant renforce un processus thérapeutique.

Commentaires
Pour ou contre les adjuvants dans le vaccin de la grippe A?
J'ai eu des echos par une collègue qui s'interesse de près au sujet de la santé. Effectivement il semblerait que cet article confirme les craintes sur un vaccin anti-grippe qui aurait peut-être (?) été elaboré trop vite, vue l'urgence, par des laboratoires pharmaceutiques sous pression politique, mediatique, ou economique en periode de crise ?!!!
Par ailleurs, une de mes copines, enceinte, a déjà eu un echo de ce genre par son medecin. Que faire ?
tous simplement ne pas le faire le boycotter ce serait du suicide de le faire regarder l'analyse du Dr Marc Vercoutere
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