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mardi 24 novembre 2009

Madame la Ministre

J'ai bien aimé hier soir l'intervention télévisée de cette Dame, Ministre de son Etat.
Etrangement, j'ai ressenti un sentiment particulier : sensation qu'une mère poule  veillait sur la santé de ses millions de petits poussins.

Je l'ai senti vraiment préoccupée, solide et responsable, avec un désir de faire au  mieux.
Malgré les attaques, et le délire qui s'est emparé des internautes les semaines précédentes,  elle a continué, dans sa voie, sûre d'avoir bien fait, ou au moins d'avoir fait ce qui lui semblait juste et nécessaire. Comme ont protège un enfant qui fait la mauvaise tête en avalant ses vitamines.

Le Ministère de la santé est devenu avec elle un usine à idée, il n'est de jour sans que quelque chose de nouveau soit mis en place, qui bouscule et améliore, la santé, la sécurité, la bienveillance, envers les personnes fragilisées, malades,  âgées..

Cette dame est en mesure de subir des attaques sans perdre le sourire, elle répond sans énervement, elle saupoudre d'humour tous ses discours, et elle suit, courtoise et déterminée, son chemin, je crois que cette Dame est une vraie DAME.

Je crois que son éducation l'a portée au véritable devoir politique: être au service des autres quel qu'en soit le prix.

Cette Dame doit avoir du mal à dormir, à couper son portable, à rêver, à prendre soin d'elle.

Je lui souhaite d'avoir à ses côtés quelqu'un qui veille sur elle comme elle semble veiller sur la santé des français.


 

vendredi 20 novembre 2009

VACCIN OU PAS VACCIN

LES CHIFFRES :

EN FRANCE

401 000 consultations pour infections respiratoires aiguës liées à la grippe A (H1N1) 2009

21 nouveaux cas graves en semaine 46, soit un total de 245 cas graves depuis le début de l’épidémie

16 nouveaux décès liés au virus A (H1N1) 2009 depuis le dernier bulletin, soit un total de 48 décès depuis le début de l’épidémie dont 3 sans facteur de risque connu.

 


TERRITOIRES ULTRAMARINS

L’activité grippale diminue dans les Caraïbes et en Guyane. Sur l’île de la Réunion, l’épidémie est terminée et, à Mayotte, l’activité continue à baisser.

1 décès rapporté, soit un total de 28 décès depuis le début de l’épidémie.

INTERNATIONAL

 L’intensification de l’activité grippale se poursuit dans l’hémisphère nord.

573 décès supplémentaires (dont 44 % en Amérique du Nord et 18 % en Europe), soit un total de 7 065 décès depuis le début de l’épidémie.


vaccin ou pas?

Si oui pourquoi?    Si non pourquoi?

 

vendredi 6 novembre 2009

Dans les boites aux lettres ce week end:les premières convocations pour la vaccination de la Grippe A (H1N1).

Les convocations des 6 millions de personnes à risque seront dans les boîtes aux lettres à partir de samedi. Les centres de vaccination ouvrent leurs portes jeudi prochain.

La vaccination de masse contre la grippe A (H1N1), c'est parti! Les premières convocations adressées par l'assurance-maladie aux quelque 6 millions de personnes prioritaires commencent à être envoyées. Elles arriveront dans les boîtes aux lettres à partir de samedi ou lundi, selon le ministère de la Santé, et au plus tard mardi puisque la campagne démarre jeudi prochain.

Il s'agit d'abord de l'entourage des nourrissons âgés de moins de six mois, leur famille et les professionnels de la petite enfance, soit 2 millions de personnes environ. Sont également convoqués en priorité les professionnels de santé et des maisons de retraite (près de 2 millions également) et les personnes de moins de soixante-cinq ans qui souffrent de maladies respiratoires ou infectieuses (2 millions également).

La plupart des 1.060 centres de vaccination ouvriront leurs portes jeudi 12 novembre. Ils disposeront alors de plus de 4 millions de doses fabriquées par GlaxoSmithKline. Les livraisons des laboratoires pharmaceutiques se poursuivront ensuite au rythme de 2 millions de doses par semaine de la part de GlaxoSmithKline et de Novartis à partir de la mi-novembre. Le ministère de la Santé attend également 1,4 million de doses de Sanofi-Aventis, sans adjuvant, pour les femmes enceintes et les nourrissons de six à vingt-quatre mois. Les convocations pour cette population particulière devraient être envoyées à partir du 20 novembre.

La participation de la population à la campagne de vaccination reste une grande inconnue, alors que les sondages font état d'un engouement très limité. Elle est faible parmi les personnels des hôpitaux, qui ont déjà commencé à se faire vacciner le mois dernier. En deux semaines, seulement de 40.000 à 50.000 employés des établissements de santé ont répondu à l'appel, sur une population totale de 800.000 personnes visées. La participation est même nettement inférieure à celle qui est constatée pour la vaccination contre la grippe saisonnière !


L'épidémie poursuit pourtant sa progression, selon l'Institut national de veille sanitaire . La hausse du nombre de passages aux urgences pour grippe s'est poursuivie la semaine dernière (+ 32,5 %) et 39 personnes ont été hospitalisées en réanimation ou en soins intensifs.

Le gouvernement a commandé 94 millions de doses au total, qui doivent être livrées progressivement jusqu'au mois de janvier ou de février. Les autorités sanitaires recommandent actuellement deux doses par personne, administrées à trois semaines d'intervalle, ce qui complique la campagne - chaque assuré doit se déplacer deux fois au centre de vaccination. Le ministère de la Santé espère qu'il ne faudra qu'une seule dose finalement - les dernières études plaident dans ce sens -, mais on manque encore du recul nécessaire. Il faudra attendre de nouvelles recommandations des autorités européennes en ce sens, probablement le mois prochain.

Sources: Les Echos

mardi 3 novembre 2009

Vaccins Grippe A(H1N1)v : déclaration des effets indésirables graves

Dans le cadre de la campagne nationale de vaccination contre la grippe A(H1N1) et de l'utilisation par un grand nombre de personnes de traitements antiviraux en cas de pandémie grippale, l'Afssaps met en place et coordonne un programme de surveillance spécifique.

Dans ce contexte, l'Afssaps souhaite faciliter la déclaration des évènements indésirables graves susceptibles d'être dus aux vaccins ou aux médicaments antiviraux.
Ceci grace à des fiches téléchargeables.

    * l'une destinée aux professionnels de santé (télédéclarable ou téléchargeable au choix),
    * la seconde destinée aux patients (téléchargeable).

Par ailleurs, en cas de vaccination ou de traitement antiviral d'une femme enceinte, un troisième formulaire (téléchargeable) à compléter par le médecin-traitant et à renvoyer au réseau national des CRPV permettra d'assurer un suivi des grossesses.

C'est en suivant ce lien, que vous pourrez télécharger ces fiches:


 http://www.afssaps.fr/Services/Grippe-A-H1N1-v-declaration-des-effets-indesirables-graves


Pour plus de renseignements: www.afssaps.fr

 

lundi 26 octobre 2009

ATTENTION DERNIER DELAI POUR LE DEPOT DE DOSSIER DE CANDIDATURES LE 30 OCTOBRE 2009 pour le label “Bien-vieillir - Vivre ensemble”

D’ici 2030, trois personnes sur cinq vivront dans les villes et 28% de la population sera âgée de plus de 65 ans, il est donc nécessaire de mettre en place dès aujourd’hui des structures adaptées pour répondre aux enjeux liés à la place des aînés dans les villes.

De nombreux axes peuvent être développés pour relever le défi du vieillissement démographique, comme les transports, l’habitat, l’urbanisme, le logement, les prestations de services et le renforcement du lien social.

Le rôle des communes est donc primordial pour favoriser une politique locale en faveur des aînés. Chaque ville qui s’engagera dans l’obtention de ce label témoignera d’une véritable volonté d’établir un plan d’action sur 5 ans. Un élu municipal « Bien vieillir - Vivre ensemble » sera désigné comme référent et coordinateur du programme entre les différents services de la commune.

Après avoir rempli un dossier de candidature, la commune qui recevra le label devra respecter un cahier des charges et élaborer un calendrier sur un cycle de 5 ans :
- Année 1 : réaliser un audit de la commune réalisé par un comité de pilotage.
- Année 2 : élaborer un plan d’action sur trois ans à partir des résultats de l’audit. mettre au point d’indicateurs de référence pour mesurer la mise en oeuvre du programme.
- Années 2 à 4 : lancer un plan d’actions sur trois ans.
- Année 5 : évaluer les actions mises en oeuvre durant ces trois années www.travail-solidarité.gouv.fr

Les communes pourront s’appuyer sur tous les projets novateurs qui auront été réalisés afin d’améliorer le quotidien des aînés grâce au réseau national et international de l’OMS. « Vivre pleinement un âge dense et riche, une nouvelle étape de la vie, dans les meilleures conditions, physiques et psychologiques, voilà un projet qui doit devenir une réalité pour tous et pour lequel nous devons nous mobiliser. C’est tout l’objet du plan national Bien vieillir. » a souligné Roselyne Bachelot-Narquin.

« Ce label participera à cette volonté d’anticiper les évolutions de demain pour assurer à nos aînés la meilleure qualité de vie possible dans les villes. C’est à nous tous, au Gouvernement, aux élus, aux associations, aux spécialistes, aux organismes internationaux, de répondre au défi du vieillissement démographique » indiquait Nora Berra.

Le maire pour une municipalité ou le président pour une communauté de communes doit adresser le dossier de candidature
pour le label “Bien-vieillir - Vivre ensemble” par voie postale à :

Monsieur le Directeur Général de l’action sociale - 14, avenue Duquesne - 75350 Paris 07 SP

 

Pour en savoir plus:

Lancement du label « bien vieillir » - Discours de Madame Roselyne BACHELOT-NARQUIN


[ 15 juillet 2009 ]

Mercredi 15 Juillet 2009
sous réserve du prononcé

Madame la secrétaire d’État, chère Nora Berra,
Monsieur le directeur du département « vieillissement et cycle de vie » de l’organisation mondiale de la santé (OMS), cher John Beard,
Monsieur le président de l’association parlementaire « Vieillir en France », cher Philippe Vitel, _Madame la représentante de l’association des maires de France, chère madame Serres-Combourieu,
Monsieur le président du comité de suivi du plan « Bien vieillir », cher Jean-Pierre Aquino,
Mesdames, messieurs,

« Vieillir ensemble, ce n’est pas ajouter des années à la vie, mais de la vie aux années. »

Avec ces mots, le psychosociologue Jacques Salomé n’illustre-t-il pas l’un des nouveaux enjeux de nos sociétés modernes ?

La multiplication des progrès techniques et l’amélioration des conditions de vie ont en effet permis un allongement significatif de l’espérance de vie : cette dernière s’accroît d’un trimestre par an et dépasse désormais 80 ans. Ainsi notre population vieillit-elle de plus en plus.

Nous sommes actuellement en pleine transition démographique : plus de 10 millions de personnes, dans notre pays, auront plus de 65 ansl’année prochaine, ce qui représente 16% de la population aujourd’hui, et probablement 28% dans 40 ans.

Nous comptons même, parmi nos concitoyens, un nombre croissant de centenaires, 6000 aujourd’hui, et 150000 prévus en 2050.

Cette évolution ne concerne pas seulement les intéressés, qui, vivant plus longtemps, aspirent à vivre mieux ; mais elle constitue aussi un défi majeur que tous, ensemble, nous devons relever.

La place et le sort donnés aux personnes âgées ne reflètent-ils pas l’état de santé de toute une civilisation ?

C’est pourquoi nous devons impérativement agir, notamment dans le domaine de la prévention, afin d’accompagner nos aînés dans une nouvelle période de leur vie, pour qu’elle

soit celle d’un vieillissement réussi et épanoui, celle d’un « vieillissement actif », pour reprendre l’expression de l’organisation mondiale de la santé (OMS).

Intimement convaincue que l’amélioration de la qualité de vie de nos aînés, qui engage chacun d’entre nous, nécessite une approche transversale, j’ai souhaité une collaboration fructueuse de mon ministère avec celui du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville.

Ce travail conjoint a permis la mise en place du plan national « Bien vieillir » 2007-2009, dont j’ai installé le comité de suivi, présidé par le docteur Jean-Pierre Aquino, en compagnie, déjà, de la secrétaire d’Etat à la solidarité.

Ce plan comprend notamment la création du label « Bien vieillir – vivre ensemble », dont les critères d’attribution viennent d’être exposés dans le détail. Destiné à promouvoir et à soutenir les communes qui prennent en compte le vieillissement de leurs populations dans leurs politiques locales, il s’inspire également dans sa démarche, certains d’entre vous le savent peut-être moins, de celle du programme national nutrition santé (PNNS), qui a, lui aussi, créé un label permettant de fédérer les acteurs locaux et d’impliquer les municipalités comme « villes actives PNNS ».

Au-delà de cette mesure, le plan « Bien vieillir » prévoit trois grandes orientations en faveur d’un vieillissement positif.

Il s’agit d’abord d’assurer la promotion de comportements favorables à la santé, en matière d’alimentation aussi bien qu’en matière d’activité physique, en lien étroit avec le PNNS dont je parlais il y a un instant.

Il s’agit ensuite d’organiser une prévention ciblée et efficace, pour empêcher ou retarder l’apparition de pathologies ou d’incapacités.

Je pense en particulier à la lutte contre l’hypertension artérielle, les troubles sensoriels, certains cancers ou d’autres maladies liées à la vieillesse, comme la maladie d’Alzheimer.

Il s’agit enfin de maintenir ou de favoriser l’investissement de nos aînés dans la vie sociale, notamment en consolidant le lien intergénérationnel.

C’est dans cette optique que le plan comporte un certain nombre de mesures, qui conjuguent la prévention et le dépistage précoce à une amélioration des pratiques des professionnels.

La plupart d’entre elles ont déjà été mises en œuvre : c’est le cas notamment pour le bon usage des médicaments, les recommandations relatives aux produits anti-âge, la généralisation des programmes de dépistage organisé du cancer du sein et du cancer colorectal, ou le remboursement de l’ostéodensitométrie pour les femmes ménopausées.

Naturellement, je souhaite que ces mesures soient poursuivies et renforcées, dans l’intérêt de nos concitoyens.

C’est d’ailleurs dans cette perspective qu’un groupe de travail est en train d’élaborer la consultation dite « de longévité », qui propose une consultation de dépistage et de

prévention pour les personnes entre 50 et 60 ans, en particulier pour la préparation à la retraite.

Je tiens particulièrement à toucher les populations traditionnellement éloignées des campagnes classiques de prévention et de dépistage, et je veux profiter de l’occasion qui m’est ici donnée pour saluer le partenariat entre l’institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) et l’institut de veille sanitaire (InVS), qui a permis d’élaborer des outils plus spécifiques afin de satisfaire cet objectif.

Une expérimentation et une évaluation sont prévues dans quatre départements dès cette année, avant que ne débute le processus de généralisation l’an prochain. Les crédits nécessaires seront prévus dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2010.

Bien vieillir : n’est-ce pas là le projet que chacun est en droit de nourrir ?

Un projet qui ne serait pas celui de trouver une illusoire fontaine de jouvence, mais, au contraire, de vivre pleinement un âge dense et riche, une nouvelle étape de la vie, dans les meilleures conditions, physiques et psychologiques.

Pour que ce projet devienne une réalité pour tous, nous devons nous mobiliser.

C’est tout l’objet du plan national « Bien vieillir ».

C’est tout l’objet de cette mesure spécifique qu’est le label « Bien vieillir – vivre ensemble », que j’ai le plaisir de lancer aujourd’hui avec vous.

Je vous remercie.

 

mercredi 21 octobre 2009

H1N1… ALLONS- NOUS NOUS FAIRE « ENVACHER » ?

Dérivé du latin vaccinae, c'est-à-dire "de la vache", le mot "vaccination" signifie étymologiquement "envachement". C'est un terme apparu vers 1880, utilisé, semble-t-il, pour la première fois par Pasteur sur la base des travaux de l'anglais Jenner qui avait immunisé des patients contre la "variole de la vache", et donc de la variole commune. >?xml:namespace prefix =" ""o" ns =" ""urn:schemas-microsoft-com:office:office" /?<

La vaccination n'est pas à proprement parler une découverte, car elle était pratiquée en Turquie depuis des temps immémoriaux. Les turcs "vaccinaient" contre la variole en prélevant des traces du contenu de pustule des cas modérés de variole et en les inoculant à des personnes saines.
La pratique, quelque peu risquée, fut découverte par l'ambassadrice d'Angleterre à Constantinople, Lady Mary Wortley Montagu.

Celle-ci introduisit ce type d'immunisation en Grande-Bretagne, en 1718.

De nombreuses personnes s'immunisèrent ainsi contre cette maladie qui répandait la terreur... mais quelques-unes en moururent. On ne peut donc pas dire que Jenner, qui pratiqua le premier sur une large échelle la vaccination contre la variole (dite alors "petite vérole") à partir de 1798 ait réellement découvert le principe de cette thérapeutique.

En dépit de fort mouvements d'hostilité, la vaccination jennérienne gagna du terrain; en 1800, elle fut introduite en France par le duc de la Rochefoucauld-Liancourt.

 En 1803 était créée la Royal Jennerian Society, qui assurait au public la vaccination gratuite. La notion de germe atténué avait aussi entre-temps fait son chemin dans l'esprit des médecins. Il était évident que l'on ne pouvait pas inoculer les germes même d'une maladie contre laquelle on voulait immuniser, comme cela avait été le cas avec la variolisation, sous peine de déclencher cette maladie elle-même.

Bien que l'on ignorât alors à peu près tout des mécanismes immunitaires, la notion d'immunité commença à se frayer un chemin et l'on postula, à juste titre, que l'inoculation d'un germe atténué pouvait aider l'organisme à reconnaître un germe et à se défendre contre lui.

C'est ainsi que, lorsque Pasteur prépara le premier vaccin anti-bactérien dirigé contre l'anthrax, il utilisa des germes atténués. A cette occasion le savant rendit un chaleureux hommage à Jenner, "l'un des plus grands anglais".

Ce principe de l'atténuation fut mis en oeuvre par Pasteur lors de sa préparation du vaccin contre la rage : le virus injecté fut l'objet de cent injections intracérébrales successives d'un broyat de moelle épinière de lapin infecté, et d'un animal à l'autre. Le vaccin n'avait été expérimenté que sur des chiens quand, en 1885, on présente à Pasteur un enfant de 9 ans, Joseph Meister, qui avait été mordu par un chien enragé. Bien qu'il ne fut pas médecin, Pasteur accepta le défi qui lui était imposé : il expérimenta le vaccin sur l'enfant avec le succès que l'on sait. La vaccination moderne était née.

lundi 12 octobre 2009

Baromètre Santé 2010 : Enquête de l'Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé

L’Inpes est chargé, par le Ministère de la Santé, de conduire des programmes nationaux d'éducation pour la santé. Pour réaliser ses actions de prévention, il doit connaître et comprendre les attitudes et les comportements de santé de la population : il mène donc, depuis 1992, des enquêtes périodiques auprès d’adultes et de jeunes, appelées « Baromètre Santé ».

Baromêtre Santé
L'INPES prend la température des français par... téléphone 

Cette année, une enquête multithématique est réalisée par téléphone auprès d'un échantillon représentatif de 30 000 personnes âgées de 15 à 85 ans. Cette importante étude est confiée à l'Institut de Sondages Gfk-ISL. Elle aura lieu d’octobre 2009 à mai 2010.

Les personnes sont tirées au sort au moyen de numéros de téléphone générés au hasard et invitées à répondre à un questionnaire téléphonique. Si votre foyer est tiré au sort pour participer à cette enquête, vous serez averti par une lettre annonce par courrier, sauf si votre numéro de téléphone n’est pas sur l’annuaire ou si vous êtes interrogé sur votre téléphone portable, auquel cas cette lettre peut vous être adressée a posteriori si vous le désirez. Les interviews sont traitées de façon totalement anonyme et confidentielle et les numéros de téléphone contactés disparaîtront automatiquement du fichier dès la fin de l’interview.

Afin que cette étude représente au mieux les attitudes et les comportements des personnes vivant en France, il est très important que chaque personne sélectionnée accepte de répondre. En effet, la validité scientifique de cette enquête dépendra d'un taux d'acceptation le plus élevé possible.

Bien entendu, et conformément à la loi Informatique et Libertés, les informations que vous  confierez resteront totalement anonymes et confidentielles.

L'inpes remercie par avance de bien vouloir l' aider dans cette opération d'intérêt général. Les données obtenues seront très précieuses pour la recherche et la prévention. Les résultats de cette étude seront rendus publics en fin d’année 2010.
L’Inpes remercie les personnes contactées de leur collaboration et du temps qu’elles accepteront de consacrer aux enquêteurs. Si vous souhaitez plus d’informations sur cette enquête, vous pouvez contacter l’institut de sondage au numéro vert (gratuit) suivant : 0800 11 61 60.

INSTITUT NATIONAL de PREVENTION et d'EDUCATION pour la SANTE

* * *

lundi 5 octobre 2009

Vaccins GRIPPE H1N1... Avec ou sans adjuvant ?

Le virus de la Grippe A H1N1 dite Porcine

VACCINS contre le VIRUS de la GRIPPE A H1N1

Premiers résultats de l’évaluation européenne : Les adjuvants* dans les vaccins pandémiques H1N1
Depuis plus de 30 ans, de nombreux vaccins comportent dans leur composition des substances dénommées adjuvants, dont l’ajout permet d’augmenter de façon spécifique la réponse immunitaire pour une même dose d’antigène vaccinal.
Dans le contexte d’une pandémie grippale, on ne connaît à l’avance et de façon précise ni la date de survenue, ni les caractéristiques spécifiques du virus pandémique qui circulera. Il est donc essentiel de pouvoir développer et produire rapidement des vaccins contre la souche virale identifiée, et de mettre à la disposition des autorités sanitaires des doses suffisantes de vaccins pour couvrir la population.

A cet égard, l’utilisation d’un adjuvant permet de réduire la quantité d’antigène par dose de vaccin tout en conservant une réponse vaccinale optimale, et ainsi, de produire davantage de doses, dans un rapport qui peut aller de 1 à 2 à 1 à 4 pour une même quantité globale d’antigènes disponibles.

L’utilisation d’un adjuvant peut aussi s’avérer utile en cas de mutation du virus, car ils sont susceptibles de favoriser une efficacité immunitaire plus large, c'est-à-dire en assurant un certain degré de protection vaccinale face à une souche virale modifiée.
L’ensemble de ces considérations, ainsi qu’un large recul clinique sur le profil de sécurité jugé favorable pour ces adjuvants, ont conduit à privilégier à l’échelon européen le choix du développement de vaccins contenant un adjuvant, tels que les deux vaccins qui viennent de faire l’objet d’un avis positif du comité scientifique de l’EMEA pour l’autorisation de mise sur le marché.

Des vaccins de la Grippe A sans adjuvants en préparation...

D’autres vaccins sans adjuvant sont en cours de développement et viendront compléter l’offre de couverture vaccinale d’ici le milieu de l’automne notamment pour vacciner des personnes immunologiquement plus vulnérables, telles que les femmes enceintes, les très jeunes enfants ou les personnes immunodéprimées.

Dans ces cas, le choix d’un vaccin sans adjuvant, tel que préconisé par le Haut Conseil de Santé Publique dans son avis du 7 septembre 2009, le sera à titre de précaution. En effet, les diverses études scientifiques qui ont été conduites en Europe et dans le monde, n’ont pas permis d’établir un lien entre l’utilisation de vaccins avec adjuvants et l’apparition de perturbations du système immunitaire aux conséquences graves dans la période suivant la vaccination.

Les sels d’aluminium sont de longue date les principaux adjuvants utilisés dans les vaccins en général. Le recul de pharmacovigilance est très important, et ne fait apparaître globalement que des effets indésirables locaux et bénins, même si certaines controverses nourrissent des débats récurrents notamment quant à la possibilité non établie à ce jour que cet adjuvant puisse être à l’origine de rares pathologies auto-immunes.
Les vaccins pandémiques avec adjuvant qui viennent d’être autorisés comportent des adjuvants d’une génération plus récente dite huile dans l’eau. Leur composition incorpore essentiellement du squalène (substance lipidique qui est présente notamment dans les aliments). C’est le cas pour les adjuvants MF59 et ASO3.

Etudes de toxicité sur les adjuvants des vaccins

Les études pré-cliniques réalisées chez plusieurs espèces animales n’ont pas montré de toxicité particulière, notamment de foeto-toxicité, ou de tératogénicité.

Les études cliniques effectuées chez l’homme avec des vaccins comportant ces mêmes adjuvants n’ont pas fait apparaître de signal de risque, hormis une augmentation des réactions locales au point d’injection de type rougeur et douleur.
Enfin, il faut rappeler qu’il existe déjà un vaccin contre la grippe saisonnière contenant un adjuvant à base de squalène, le MF59. Il s’agit du vaccin Gripguard qui est autorisé depuis 2001 en France et a déjà été utilisé très largement (environ 45.000.000 de doses), notamment en Europe.

Le suivi de pharmacovigilance n’a pas fait apparaître de problème de tolérance ou de réactions immunologiques anormales.
Le squalène a été mis en cause après que des anticorps anti-squalène ont été retrouvés chez des vétérans américains de la guerre du Golfe atteints d’un syndrome spécifique. Ces vétérans avaient reçu de multiples injections de différents vaccins avec adjuvants susceptibles d’expliquer la présence de ces anticorps. Une analyse rétrospective publiée en 2009 par la revue Vaccines a fait ressortir la présence d’anticorps anti-squalène chez des individus non immunisés. Elle a conclu à une absence de causalité entre le syndrome et la présence de ces anticorps.

En tout état de cause, le dispositif de surveillance des effets des vaccins pandémiques H1N1 qui est mis en place et sera opérationnel dès le début de la vaccination permettra de suivre régulièrement et attentivement le profil de sécurité de chacun de ces vaccins et d’analyser rapidement si nécessaire tout signal.

Source : www.afssaps.fr

Ndlr : LES PERSONNES A VACCINER EN PRIORITE DEVRONT ELLES ETRE VACCINEES APRES LES AUTRES :-(

* * *

* Adjuvant définition : Un adjuvant est quelque chose ou quelqu'un qui aide à l'accomplissement d'un processus. En médecine l'adjuvant renforce un processus thérapeutique.

 

jeudi 14 mai 2009

Lancement de l’étude NutriNet Santé

Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé et des Sports, vient de lancer le programme NutriNet Santé, projet unique et précurseur pour étudier, par le biais d’internet, les comportements alimentaires et les relations nutrition-santé. Dirigé par le Pr Serge Hercberg, professeur de nutrition à l’Université Paris 13 et directeur d’une unité Inserm/Inra/Cnam/P13, ce grand programme de recherche est coordonné par l’Unité de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle.

Première mondiale, cette étude dite de « cohorte », (groupe de sujets suivis pendant plusieurs années) va permettre de mesurer de façon précise le lien pouvant exister entre les comportements alimentaires et différents déterminants : activité physique, corpulence, tabagisme, antécédents familiaux, facteurs sociaux, économiques culturels, sensoriels.

Cette étude concernera 500000 internautes (de plus de 18 ans), les « nutrinautes », qui seront recrutés à l’aide de la grande campagne nationale lancée ce jour.

Les outils utilisés dans le cadre du programme NutriNet : internet et des questionnaires simples, rapides en toute sécurité et confidentialité ; des résultats régulièrement et rapidement disponibles .

Ces « nutrinautes » accepteront de participer pendant 5 ans à l’étude. Ils devront répondre chaque année sur le site www.etude-nutrinet-sante.fr à des questionnaires sur leur alimentation. Ces questionnaires consistent en 3 enregistrements alimentaires de 24h par an, leur activité physique, leurs poids et taille, leur état nutritionnel, etc.

Chaque mois, ils recevront un e-mail les informant de l’avancement de l’étude et les invitant à remplir d’éventuels questionnaires complémentaires (20 minutes maximum par mois pour remplir un questionnaire). Des données seront également collectées sur la santé des participants, sur la mortalité globale et les causes de mortalité.

Grâce à la collecte de données par internet (simple, rapide et confidentiel pour le nutrinaute), de nombreuses informations sur l’alimentation et l’état nutritionnel des Français seront disponibles et exploitées très régulièrement dès les premiers mois de l’étude.

Les partenaires

Le projet s’appuie sur l’engagement financier de partenaires institutionnels : Ministère de la Santé : Direction Générale de la Santé (DGS), Institut de Veille Sanitaire (InVS), Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES) ; fondation pour la Recherche Médicale (FRM) et du personnel de l’Inserm, l’Inra, le Cnam et l’Université Paris 13.

Un appel à contribution fondamentale pour le succès de l’étude : une mobilisation générale !

Dans le cadre de cette mobilisation générale, de multiples acteurs ont accepté de s’associer à ce projet d’intérêt collectif en relayant l’appel au volontariat auprès du grand public ou auprès de leurs propres agents ou salariés, par le biais d’affiches, de distribution de « tracts », la mise en ligne de bannières sur leur site Internet ou intranet, l’intégration d’encarts dans leur journaux, revues, documents internes …

Ces acteurs, ce sont les boulangers, les détaillants en fruits et légumes, les bouchers, la Poste, la RATP, Accor Services (Tickets Restaurants), la Mutualité Française, le Comité Olympique Français, la fédération de gymnastique volontaire ou encore de nombreuses municipalités, administrations et sociétés.

Pour en savoir plus sur le projet :
 (protocole, résumé, parcours d’un nutrinaute, mode d’emploi, pré-tests, outils de communication, partenaires, comités scientifiques…, consultez le site réservé aux professionnels et médias :

http://pro.etude-nutrinet-sante.fr

Pour S'inscrire:
https://www.etude-nutrinet-sante.fr/fr/common/login.aspx

mardi 12 mai 2009

ALLI LA PILULE MINCEUR?

 

Si l'époque est au dégraissage (crise) un labo, proposant , avant l'été, en vente libre la pilule (minceur?) Alli devrait, lui, fortement engraisser.

Alli est une pilule minceur  qui va agir en diminuant l'absorption des graisses au niveau intestinal. Son principe actif, l'orlistat, est dosé à 60 mg (contre 120 pour le Xenical, un médicament du même type autorisé depuis 10 ans sous prescription). Alli est destiné aux patients obèses, ceux dont l'indice de massse corporelle (IMC, rapport poids/taille2) est supérieur ou égal à 28. C'est un médicament réservé aux patients de plus de 18 ans.

Efficacité?

Lorsque les demandes d'autorisation de mise sur le marché ont été faites, le fabricant a apporté à l'appui des études montrant que sur plus de 40% de la population traitée avec la pilule, on constatait une perte de poids de l'ordre de 5% par rapport au poids initial. Contrairement aux patients sous placebo chez lesquels les résultats étaient moindres. Tous les participants ont bien sûr suivi en complément un régime hypocalorique modéré. Le nombre de calories par jour doit être diminué à environ 1000 unités. C'est une condition nécessaire pour qu'Alli fonctionne.

Dangerosité?

Il existe un certain nombre de contre-indications. Alli diminue l'efficacité de certains autres médicaments en empêchant leur absorption par le corps. Il ne faut donc pas l'associer avec la ciclosporine, que l'on trouve essentiellement dans les médicaments utilisés à la suite de transplantation d'organes. Il faut également éviter de l'utiliser avec des anticoagulants oraux: cette association pourrait provoquer une thrombose. Alli est aussi déconseillé lorsque le patient présente des troubles de l'absorption des nutriments. Enfin, il peut être dangereux de le prendre si l'on a déjà utilisé des médicaments pour maigrir et qu'ils ont provoqués d'importantes réactions.

Outre les problèmes d'interaction, Alli peut entraîner des effets indésirables au niveau digestif: selles grasses ou molles, incontinence fécale, flatulence, douleurs abdominales. Des réactions cutanées peuvent apparaître, mais elles sont moins fréquentes.

 

En vente libre?

Dans ces conditions, il est possible qu'il y ait des dérives. Nous avons donc pris des mesures d'accompagnement de diffusion. Des études d'utilisation seront réalisées pour savoir quelles populations l'utilisent. Les laboratoires et l'Afssaps ont également mis au point une fiche d'aide à destination des professionnels de santé concernés. En particulier les pharmaciens qui jouent un rôle très important puisqu'ils seront les interlocuteurs principaux des patients. Il est important qu'ils connaissent le produit et sachent comment procéder avant de le délivrer.

 Pharmacien conseil?

Il doit s'entretenir avec le patient. Il s'agit de vérifier que c'est un adulte et que son IMC est supérieur ou égal à 28. Il doit également lui poser toute une série de questions pour savoir s'il est suivi médicalement, s'il a d'autres problèmes de santé, s'il a déjà utilisé d'autres médicaments pour perdre du poids, etc. En cas de doute, il peut tout à fait renvoyer le patient vers son médecin habituel. Si les procédures sont suivies, les risques seront diminués.

 

Les utilisateurs doivent bien lire la notice d'utilisation. Et s'ils ne comprennent pas quelque chose, le mieux est qu'ils retournent voir leur pharmacien qui saura les conseiller.
Pour en savoir plus:
Agence francaise de sécurité sanitaire des produits de santé:
http://www.afssaps.fr/var/afssaps_site/storage/original/application/2d632f3e8943ac4c0f910a3c42ed24c3.pdf

 

mardi 5 mai 2009

Grippe H1N1 dite porcine: l'OMS envoie 2,4 millions d'antiviraux à 72 pays

 L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mardi l'envoi à 72 pays dont le Mexique de 2,4 millions d'antiviraux, considérés comme efficaces contre la grippe porcine qui a fait plus de 1.100 malades dans le monde.

"L'OMS commence à distribuer 2,4 millions de traitement antiviraux à 72 pays dans le besoin dont le Mexique", a indiqué une porte-parole, Fadela Chaïb sans préciser quels pays en dehors du Mexique allaient bénéficier de l'aide de l'organisation onusienne.

Le numéro deux de l'oragnisation, Keiji Fukuda, avait indiqué la semaine dernière que les médicaments de l'OMS seraient destinés principalement aux pays en développement.

Les traitements envoyés proviennent des "stocks donnés par Roche entre 2005 et 2006", a précisé Mme Chaïb. Le laboratoire suisse qui produit le Tamiflu recommandé par l'OMS pour soigner la nouvelle grippe A (H1N1), a fait don de 5 millions de traitements à l'OMS après la menace de grippe aviaire pour laquelle il est également jugé efficace.

"Une partie du stock sera distribué aujourd'hui le 5 mai à partir de Genève et Bâle en Suisse, le Maryland aux Etats-Unis et Dubaï dans les Emirats arabes unis", a ajouté la porte-parole.

Cette dernière a également indiqué que ces envois allaient être complétés par des approvisionnements de médicaments dans les six bureaux régionaux de l'OMS dans le monde afin de les "tenir prêts pour les pays qui pourraient en avoir besoin".

Selon Roche, quelque 220 millions de dose de Tamiflu sont disponibles dans le monde. L'autre antiviral considéré efficace contre ce virus de grippe porcine est le Relenza du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK).

L'OMS, qui a appelé lundi les pays à rester vigilants, a par ailleurs prévu une réunion de 150 experts internationaux par téléconférence mardi après-midi.

Ces scientifiques dont une partie sont originaires des pays affectés doivent se pencher sur une série de questions en suspens: le délai d'incubation de la maladie qui pourrait être supérieur à celui d'une grippe normale, la gravité du virus -- jusqu'à présent forte au Mexique et moins ailleurs -- ainsi que les groupes considérés les plus vulnérables, a expliqué Fadela Chaïb.

L'OMS a confirmé mardi matin 1.124 cas de grippe porcine dans 21 pays à travers le monde, comprenant notamment 590 cas au Mexique dont 25 mortels, ainsi que 286 cas aux Etats-Unis dont un mort.

La maladie semblait toutefois marquer le pas au Mexique d'où elle est partie, les autorités annonçant une "phase de recul".

L'OMS qui a déclenché le 29 avril l'alerte 5 sur une échelle de 6 indiquant qu'une pandémie est imminente, guette toutefois toujours les signes de propagation autonome du virus dans une deuxième région du monde, autre que les Amériques. Si un tel foyer était découvert, l'organisation pourrait déclencher l'alerte 6 annonçant officiellement la première grande pandémie du 21ème siècle.

Lundi, elle a souligné que tous les cas enregistrés en Espagne et au Royaume-Uni, les foyers les plus importants après le Mexique, les Etats-Unis et le Canada, étaient selon ses informations liés à des personnes revenant du Mexique.

05 mai 2009 13h42 source AFP 

lundi 4 mai 2009

Grippe A(H1N1) 4 mai 2009 -- À 6 heures GMT

le 4 mai 2009, 20 pays avaient notifié officiellement 985 cas d’infection par le virus grippal A(H1N1).

Le Mexique a notifié 590 cas confirmés d’infection humaine, dont 25 décès. Ce nombre élevé de cas notifiés par le Mexique résulte des analyses en cours sur des prélèvements collectés auparavant. Les Etats-Unis ont notifié 226 cas d’infection humaine confirmés en laboratoire, dont un décès.

Les pays qui suivent ont notifié des cas d’infection confirmés en laboratoire mais pas de décès : Allemagne (8), Autriche (1), Canada (85), Chine, Région administrative spéciale de Hong Kong (1), Colombie (1), Costa Rica (1), Danemark (1), El Salvador (2), Espagne (40), France (2), Irlande (1), Israël (3), Italie (1), Nouvelle-Zélande (4), Pays-Bas (1), République de Corée (1), Royaume-Uni (15) et Suisse (1).

La consommation de viande de porc ou de produits dérivés bien cuits n’entraîne aucun risque d’infection par ce virus.

Par prudence, il est conseillé aux personnes malades de différer leur voyage à l’étranger ; les personnes manifestant des symptômes après un voyage international devraient consulter un médecin et se conformer aux directives des autorités nationales. Au niveau individuel, il est conseillé à chacun de se laver soigneusement et régulièrement les mains à l’eau et au savon et de consulter un médecin dès l’apparition d’un symptôme de type grippal.

L’OMS ne recommande pas de restrictions concernant les voyages ordinaires, ni la fermeture des frontières.

Sources O.M.S

Communiqué de presse de la cellule interministérielle de crise du 3 mai 2009

Grippe A/H1N1 :
Date de mise en ligne : 3 mai 2009 > 19:04
Dernière modification de cet article : 4 mai 2009 > 13:06

La Cellule Interministérielle de Crise (CIC) s’est réunie le dimanche 3 mai au ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales, en charge de la gestion opérationnelle de la crise liée à la nouvelle grippe A/H1N1, en présence des ministres Michèle ALLIOT-MARIE et Roselyne BACHELOT-NARQUIN.

Généraliser une « quarantaine volontaire » est une mesure lourde dont l’efficacité à ce stade n’est pas avérée. Des situations particulières appellent cependant des réponses spécifiques, notamment s’agissant des enfants âgés de moins de 1 an, qui ne peuvent être traités par antiviraux. Les mesures suivantes les concernant ont donc été arrêtées :

  7 jours de suspension d’activité pour les professionnels au contact d’enfants de moins de 1 an qui reviennent du Mexique ;
  Il est recommandé aux membres de familles d’enfants de moins de 1 an, revenant du Mexique, de porter un masque chirurgical pendant 7 jours ;
  Les enfants de moins de 1 an revenant du Mexique ne devront pas être mis en contact avec d’autres enfants de moins de 1 an durant 7 jours.

À partir de mardi matin, tous les vols arrivant à Paris en provenance du Mexique seront dirigés vers une zone dédiée à Roissy-Charles-de-Gaulle, totalement isolée du reste de l’aéroport.

En réponse à la demande des autorités mexicaines, la France enverra un expert en virologie au Mexique. D’autres demandes mexicaines sont à l’étude.
Sources : Ministère de la Santé

 


 


 

jeudi 30 avril 2009

GRIPPE DITE "PORCINE" l'OMS PASSE EN PHASE 5

Le niveau d'alerte pandémique passe de la phase 4 à la phase 5

 Sur la base d'une évaluation de toutes les informations disponibles et à la suite de plusieurs consultations d'experts, le Directeur général de l'OMS a décidé de passer au niveau d'alerte pandémique supérieur, c'est-à-dire de la phase 4 à la phase 5.

Tous les pays doivent immédiatement activer leur plan de préparation pour faire face à la pandémie. À ce stade, les mesures efficaces et essentielles sont notamment une surveillance renforcée, le dépistage et le traitement précoce des cas et la lutte contre l'infection dans tous les établissements de soins.

LES DIFFERENTES  PHASES
 
Phase d’alerte dans le cadre du Plan mondial OMS de préparation à une pandémie de grippe
Dans la révision 2009 de la description des phases, l’OMS a conservé la formule en six phases pour pouvoir incorporer plus facilement les nouvelles recommandations et stratégies dans les plans nationaux de préparation et d’action existants. Le regroupement et la description des phases de pandémie ont été révisés de façon à ce qu’elles soient plus faciles à comprendre, plus précises et basées sur des phénomènes observables.

Les phases 1 à 3 concernent la préparation, notamment aux activités de développement des moyens d’action et de planification des interventions, tandis que les phases 4 à 6 indiquent clairement la nécessité d’engager des efforts de riposte contre la pandémie et d’atténuation de ses effets. En outre, les périodes qui suivent la première vague pandémique sont explicitées afin de faciliter les activités de remise en état après la première vague de la pandémie.

La phase OMS d’alerte à la pandémie actuellement en vigueur est la phase 5.

Phase 1: dans la nature, les virus grippaux circulent continuellement chez les animaux, en particulier chez les oiseaux. Bien que ces virus puissent théoriquement évoluer en des virus à caractère pandémique, dans cette phase , aucun cas d’infection chez l’homme due à un virus circulant chez les animaux n’a été signalé.

Phase 2: on sait qu’un virus grippal animal circulant chez des animaux domestiques ou sauvages a provoqué des infections chez l’homme et est de ce fait considéré comme constituant une menace potentielle de pandémie.

Phase 3: un virus grippal réassorti animal ou humain animal a été à l’origine de cas sporadiques ou de petits groupes de cas de maladie dans la population, mais n’a pas entraîné de transmission interhumaine suffisamment efficace pour maintenir les flambées à l’échelon communautaire. Une transmission interhumaine limitée peut se produire dans certaines circonstances, par exemple lorsqu’il y a un contact étroit entre une personne infectée et un dispensateur de soins non protégé. Toutefois, une transmission limitée dans ces conditions très précises n’indique pas que le virus est parvenu au degré de transmissibilité nécessaire pour provoquer une pandémie chez l’homme.

Phase 4: elle se caractérise par la transmission interhumaine vérifiée d’un virus grippal réassorti animal ou animal-humain capable de provoquer des «flambées à l’échelon communautaire». L’aptitude du virus à provoquer des flambées durables de la maladie dans une communauté est le signe d’une majoration importante du risque de pandémie. Tout pays qui soupçonne un tel événement ou qui l’a vérifi, doit de toute urgence consulter l’OMS afin que la situation puisse être évaluée conjointement et que ce pays puisse prendre une décision si la mise en oeuvre d’une opération rapide d’endiguement de la pandémie se justifie. La phase 4 indique une majoration importante du risque de pandémie mais ne signifie pas nécessairement qu’une pandémie est inéluctable.

Phase 5 : elle se caractérisée par une propagation interhumaine du virus dans au moins deux pays d’une Région de l’OMS. Si la plupart des pays ne sont pas touchés à ce stade, la déclaration de la phase 5 est un signal fort indiquant qu’une pandémie est imminente et qu’il reste peu de temps pour finaliser l’organisation, la diffusion et la mise en oeuvre des mesures d’atténuation prévues.

Phase 6: dite aussi phase de pandémie, elle se caractérise par des flambées à l’échelon communautaire dans au moins un pays d’une autre Région de l’OMS en plus des critères définis à la phase 5. La déclaration de cette phase indiquera qu’une pandémie mondiale est en cours.

Au cours de la période suivant le pic de la pandémie, dans la plupart des pays disposant d’une surveillance adéquate, le nombre de cas de la maladie aura chuté au dessous de celui observé lors du pic. Cette période indique que l’activité pandémique semble décroître; toutefois, on ne sait pas encore s’il y aura d’autres vagues et les pays devront se préparer à une deuxième vague. Les pandémies antérieures ont été caractérisées par des vagues d’activité s’étalant sur des mois. Une fois que le degré d’activité de la maladie amorce une chute, une tâche de communication essentielle consistera à tempérer cette annonce compte tenu de l’éventualité d’une autre vague. Les vagues pandémiques peuvent être espacées de plusieurs mois et un signal immédiat de «relâchement» serait prématuré.

Au cours de la période postpandémique , l’activité de la grippe aura retrouvé les niveaux normalement observés pour la grippe saisonnière. Le virus pandémique devrait se comporter comme un virus de la grippe A saisonnière. À ce stade, il est important de maintenir la surveillance et d’actualiser les plans de préparation et d’action en conséquence. Une phase intensive de remise en état et d’évaluation peut être nécessaire.

Sources: OMS

lundi 27 avril 2009

Fièvre porcine: risque de Pandemie?

Le nouveau virus de la grippe porcine dont la présence a été confirmée au Mexique, aux Etats-Unis et au Canada pourrait muter et devenir "beaucoup plus dangereux", a averti dimanche l'OMS qui se donne jusqu'à mardi pour relever éventuellement son niveau d'alerte.

Alimentant les inquiétudes mondiales sur le virus d'origine animale se transmettant désormais d'homme à homme, l'adjoint par intérim au directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Keiji Fukuda a estimé qu'il était "fort possible que le virus évolue".

"Quand les virus évoluent, il est clair qu'ils peuvent devenir beaucoup plus dangereux pour la population", a-t-il insisté.

Samedi, l'OMS avait mis en garde contre le "potentiel pandémique" du nouveau virus de grippe porcine de type A/H1N1, touchant majoritairement des jeunes adultes en bonne santé.

Mais dimanche, alors que le Mexique est en état d'alerte après au moins vingt morts et que les Etats-Unis ont déclaré l'état d'urgence sanitaire, l'organisation onusienne s'est refusé à relever son niveau d'alerte, actuellement au stade 3 sur 6, un changement qui impliquerait une "augmentation significative du risque de pandémie".

"Nous devons être sûrs d'avoir une base solide" avant de prendre une décision, a plaidé le Dr Fukuda, chargé des questions de sécurité sanitaire et environnementale.

"Il clair que nous sommes dans une période durant laquelle nous devons être très prudents et collecter les meilleures informations", a-t-il insisté lors d'une conférence téléphonique.

Une décision pourrait toutefois être prise lors de la prochaine réunion prévue mardi du comité d'urgence de l'OMS, composé d'une quinzaine d'experts internationaux.

Convoqué pour la première fois samedi, ce comité avait estimé que la situation relevait "d'une urgence en terme de santé publique de portée internationale", conduisant l'OMS à recommander à "tous les pays d'intensifier leur surveillance de tous les cas inhabituels de maladie ressemblant à une grippe ou à une grave pneumonie".

Déjà, de nombreux pays ont activé des cellules de crise alors que le nombre de cas suspects se multiplient de part le monde, allant de la France, l'Espagne à la Nouvelle-Zélande, en passant par le Royaume-Uni et Israël.

Seul point positif face à cette menace "sérieuse", selon M. Fukuda, les pays sont aujourd'hui beaucoup mieux préparés à un risque de pandémie, grâce notamment à l'expérience de la grippe aviaire.

Beaucoup ont stocké du Tamiflu, le médicament utilisé contre cette maladie qui s'est avéré également efficace pour le nouveau virus de grippe porcine.

L'OMS, dont une des fonctions est de coordonner les situations d'urgence sanitaires internationale entre ses 194 membres, dispose elle-même de plusieurs millions de doses de Tamiflu, a rappelé le responsable de l'organisation.

"Actuellement, je dirais que nous sommes beaucoup mieux préparés que par le passé", a insisté le Dr Fukuda.

Sources AFP
 
 

ETATS UNIS

La fièvre porcine se répand rapidement aux Etats-Unis, avec déjà 20 cas rapportés dans 5 Etats. Le pays a déclaré l'état d'urgence dimanche.

Le Centre fédéral pour le contrôle et la prévention des maladies tire la sonnette d'alarme. Déjà 20 cas et on en attend beaucoup plus. Selon le centre, le virus trouvé aux Etats-Unis est le même qui est responsable de la mort de dizaines de personnes au Mexique. Pour l'instant les cas rapportés sont moins graves. Toutefois, la secrétaire à la sécurité du territoire, Janet Napolitano, a fait savoir que 12 millions de doses de Tamiflu avaient été débloquées d'un stock fédéral. Elle assure que les responsables de la santé prennent toutes les mesures appropriées pour contenir l'épidémie.

"Toutes les personnes qui entrent aux Etats-Unis en provenance d'un endroit où les hommes ont été infectés par le virus du porc passeront par toutes les étapes du protocole de protection des frontières et des douanes. Pour l'heure, le processus est passif, on demande aux gens s'ils sont malades, dans l'affirmative , alors on leur fait passer des examens."

MEXICO

Le maire de Mexico a annoncé que 2 autres personnes étaient mortes de la grippe porcine dans la capitale, et que 3 autres décès étaient soupçonnés d'être liés au nouveau virus A/H1N1.

 Selon le maire, plus de 70 personnes, suspectées d'avoir contracté le virus, ont été admises à l'hôpital ces dernières heures. Les autorités testent actuellement ces malades pour confirmer s'il s'agit bien de nouveaux cas de contamination par ce virus. Les officiels de la santé conseillent vivement au public de consulter un médecin s'il ressentent l'un des symptômes associés à la grippe porcine. Selon les autorités fédérales de la santé, ces 2 dernières semaines, le virus a infecté plus de mille 300 personnes, et 81 en sont mortes. Le Mexique a fait fermer les écoles, les musées, les bibliothèques et les cinémas. Tous les événements publics ont aussi été annulés. Le gouvernement a pris de nouvelles mesures pour isoler les personnes infectées par le virus mortel de la grippe porcine.

LE MONDE

La Nouvelle-Zélande et la France sont également touchés par la grippe porcine. Les cas suspects se seraient récemment rendus dans des zones sensibles.

 La Nouvelle-Zélande annonçait dimanche que 10 étudiants auraient été contaminés par le virus de la grippe porcine suite à un voyage d'étude au Mexique. Les étudiants ont été testé positifs, mais selon les autorités médicales leur état n'est pas trop grave, et ils semblent déjà sur la voie de la guérison. Un autre groupe de 25 étudiants et professeurs de retour de Los Angeles a été mis en quarantaine. En Espagne, le ministre de la Santé a annoncé l'hospitalisation de 3 personnes présentant des symptomes de la maladie. En France, les autorités ont confirmé 4 cas suspects. Israël et le Royaume-Uni ont également pris des mesures. Tous les cas suspects actuellement hospitalisés sont des personnes ayant récemment été au Mexique.

Source: CCTV.com


Pandemie :Une pandémie est une épidémie qui s'étend à la quasi-totalité d'une population d'un ou de plusieurs continents, voire dans certains cas de la planète, soit à l’occasion de l’apparition (ou réapparition) d’un « nouveau » microbe ou virus contagieux, pathogène et non reconnu par le système immunitaire humain, soit à l'occasion de l'émergence d'un sous-type résultant d’une modification génétique majeure.


 

jeudi 9 avril 2009

www.grippeaviaire.gouv.fr:nouvelle version du site


« La préparation à une éventuelle pandémie grippale à virus aviaire ne sera pleinement efficace que si chacun d'entre nous prend conscience qu'il est nécessaire de s'y préparer ».

Présentant la 4ème version du plan national de prévention et de lutte « pandémie grippale » approuvé par le Premier ministre, le Pr Didier Houssin a clairement insisté sur la nécessité d'une sensibilisation à tous les niveaux de la société. Ce plan sera étayé dès le mois de juin par une version électronique.

Patron de la délégation interministérielle à la lutte contre la grippe aviaire (DILGA), le Directeur général de la Santé présentait ce matin ce nouveau plan, appuyé sur un exercice de pandémie qui s'est déroulé le 10 mars dernier. Ses enseignements ont permis d'apporter certaines modifications aux mécanismes prévus de la gestion de crise. Comme l'a expliqué le préfet François Lucas (Secrétariat général de la défense nationale), cet exercice a été mené en simulant une situation proche du pic épidémique. Il a permis de tester l'ensemble des interdépendances qui permettent aux différents secteurs concernés – transports, énergie, économie…- de fonctionner en commun pour gérer la crise ».

Au-delà des considérations techniques, notons que, selon l'Institut de Veille sanitaire, la veille épidémiologique internationale montre que « la menace est importante. Ce serait une erreur de penser qu'elle est en diminution. Elle reste stable au contraire, mais il est impératif de conserver un haut niveau de vigilance. » D'ailleurs, selon l'OMS, la grippe aviaire a fait une nouvelle victime au Vietnam. Et trois nouveaux cas humains ont été confirmés en Egypte.

Signalons la mise en ligne d'une nouvelle version du site internet du ministère de la santé qui, dans l'esprit des autorités doit matérialiser la nécessité d'une mobilisation étendue à toute la société. Accessible sur www.grippeaviaire.gouv.fr, il dispose de sections destinées aux différents publics, grand public bien sûr, professionnels de santé, évidemment, entreprises, services publics, professionnels de la filière avicole… Ce service diffusera également une lettre mensuelle et un « chronigrippe » qui permettra à chacun à tout moment d'accéder à une information à jour et de qualité.

Source : conférence de presse, ministère de la santé, 9 avril 2009 – OMS, 8 avril

 

Dossier médical personnel dès 2010

« Dès l'année prochaine en 2010, une première version du Dossier médical personnel (DMP) sera déployée. Les Français pourront ouvrir leur DMP chez leur professionnel de santé, voire à l'hôpital. Ils pourront ensuite le consulter sur Internet ».

Si l'on en croit Roselyne Bachelot-Narquin, la ministre en charge de la Santé qui a présenté ce matin son plan de relance du DMP, ce fameux dossier serait donc sur le point de voir le jour…Des projets pilotes en régions. Inscrit dans la loi du 13 août 2004, maintes fois repoussé, le lancement du DMP serait donc imminent. « Dès les prochains mois, des projets pilotes seront relancés en régions », notamment en Aquitaine, en Franche-Comté, en Picardie et en Rhône-Alpes.

Sur la forme, le DMP n'est plus présenté comme un « outil de maîtrise des dépenses ». C'est avant tout un « grand projet de santé publique, au service de la santé de nos concitoyens », tient à rappeler la ministre.

Des sanctions supprimées:

 Sur le fond, Roselyne Bachelot-Narquin est revenue sur les sanctions qui étaient initialement prévues pour les patients qui refuseraient d'utiliser le DMP. A l'occasion du débat au Sénat (à partir du 12 mai prochain) sur le projet de loi HPST, la ministre « devrait déposer un amendement » pour supprimer ces sanctions. Comme le préconisait le rapport Gagneux, le choix ou non d'ouvrir un DMP devrait donc être basé sur le volontariat.

L'importance de la confidentialité. Antécédents médicaux, résultats d'analyses biologiques, comptes-rendus de consultations et d'interventions chirurgicales, données relatives aux allergies, aux prescriptions médicamenteuses… chaque patient qui ouvrira un DMP aura la maîtrise des informations qu'il souhaite y voir figurer. Il donnera également les droits d'accès -aux professionnels de santé- comme bon lui semble.

Pour rassurer les candidats à l'ouverture du DMP, Roselyne Bachelot a insisté sur le fait que ce dossier électronique « devra être inviolable ». Gagner la confiance des usagers sur ce point précis de la confidentialité est en effet un élément-clé de réussite ou d'échec de ce projet.

Le chemin vers la version définitive du DMP risque toutefois d'être encore long. « Il sera déployé de manière progressive au cours des prochaines années » souligne la ministre. Chaque DMP sera par exemple doté d'un Identifiant national de Santé (INS). La constitution des INS serait en cours. Mais d'après le Conseil national de l'Ordre des Pharmaciens (qui a proposé que l'identifiant utilisé pour son Dossier pharmaceutique soit repris pour le DMP), « 5 ans sont nécessaires pour développer un INS »…

Des patients prêts à s'impliquer:

 De son côté, Christian Saout, Président du Collectif interassociatif sur la santé (CISS) a réaffirmé son soutien      au « soldat DMP » . « Nous prendrons notre part de responsabilité dans ce chantier », a-t-il affirmé. Non sans faire part de quelques motifs d'inquiétudes : « Pour garantir la coordination et la sécurité des soins, nous avons besoin de disposer d'une véritable stratégie nationale des systèmes d'informations partagés en santé ». Sans compter qu'il souhaite voir éclaircir les points concernant « le mode de consentement dans l'informatisation des données de santé et la traçabilité des échanges »… En attendant, rendez-vous est pris en 2010.

Source : Ministère de la Santé, 9 avril 2009 – CISS, 9 avril 2009 - Conseil national de l'Ordre national des Pharmaciens, 3 avril 2009

lundi 6 avril 2009

Projet de rapport sur la prise en charge du transsexualisme : la HAS ouvre une consultation publique

La Haute Autorité de Santé a élaboré un projet de rapport sur le transsexualisme et sa prise en charge médicale et souhaite recueillir l’avis de toutes les personnes concernées.  Cette consultation publique débute aujourd’hui et se termine le 31 mai 2009

A la demande du ministère de la Santé et des caisses d’Assurance Maladie, la HAS a rédigé un projet de rapport sur «Situation actuelle et perspectives d’évolution de la prise en charge médicale du transsexualisme en France». Ce document traite de l’ensemble de la prise en charge du transsexualisme par le système de santé. Il aborde la prise en charge médicale - diagnostic, hormonothérapie et chirurgie de réassignation - mais également les questions socio-culturelles et juridiques. Il résulte d’une analyse de la situation au cours de laquelle la HAS a rencontré des transsexuels, des professionnels de santé et des institutionnels.

Afin de recueillir l’avis de tous les acteurs concernés dans la prise en charge du transsexualisme en France, la HAS met aujourd’hui en ligne le projet de rapport (clic sur lien ci-dessous)
A l’issue de cette phase de consultation publique, qui débute ce jour et se termine le 31 mai 2009, une synthèse et une analyse des commentaires recueillis seront effectuées par la HAS, qui rédigera alors la version définitive du rapport.

 

Pour avoir accès à tous les documents:
http://www.has-sante.fr/portail/display.jsp?id=c_766400

 

samedi 4 avril 2009

La HAS adopte une check-list pour la sécurité des soins

La Haute Autorité de Santé a décidé de faire de l’utilisation d’une check-list un critère exigible dans l’organisation des blocs opératoires. Elle déploiera une check-list adaptée du programme OMS « Safe surgery saves lives » dans la procédure de certification des établissements de santé dite V2010.

La HAS a programmé le déploiement d’une check-list pour la sécurité des soins en chirurgie dans le cadre de la nouvelle procédure de certification V2010. Exigible à compter du 1er janvier prochain, cette check-list est l'aboutissement de deux années de travail mené en concertation avec les professionnels, autour en particulier du manuel de certification – et en particulier de son critère bloc opératoire, qualifié de pratique exigible prioritaire.

Une réunion est prévue courant avril entre la HAS et l’ensemble des acteurs concernés (chirurgiens, anesthésistes et personnels soignants des blocs opératoires) pour adapter au contexte français la check-list de l’Organisation Mondiale de la Santé - Programme « Safe surgery saves lives » lancée en juin 2008. La HAS va définir les conditions d’une généralisation rapide de cet outil considéré comme facile à mettre en œuvre et qui a d’ores et déjà fait la preuve de son intérêt en termes de réduction de la morbi-mortalité péri-opératoire.

Des campagnes de sensibilisation seront prochainement menées auprès des professionnels de santé concernés avec le concours des Collèges de bonnes pratiques professionnelles – incluant les organismes agréés pour l’accréditation des médecins de spécialités à risque qui ont retenu la check-list comme une action prioritaire.

La HAS diffusera l’ensemble des documents d’accompagnement fixant les modalités pratiques de mise en place de la check-list pour la sécurité des soins au bloc opératoire dans un délai de trois mois.

 Sources | Communiqué de Presse H.A.S

vendredi 3 avril 2009

Cancer colorectal : faut-il crier haro sur l'Hemoccult ?

Alors que la mise en place d'un dépistage généralisé du cancer colorectal commence tout juste en France, et non sans peine, l'Académie nationale de médecine sonne le tocsin. S'appuyant sur un rapport du.30 janvier 2007, elle appelle le gouvernement à changer radicalement et dans l'urgence, d'outil de dépistage. Elle demande notamment, que le test Hemoccult II soit remplacé par un concurrent, le Magstream qui repose sur des techniques« immunologiques et automatisées ».

Pour le Pr Jean-Pierre Bader gastro-entérologue de renommée internationale et l'un des fondateurs de l'INSERM en France, la ficelle est… un peu grosse.

Lire la suite...

jeudi 2 avril 2009

Sclérose en plaques : naissance d'un site

Celui-ci s'adresse aussi bien aux professionnels, aux patients qu'aux  proches de ces derniers : « SEP-Services » est un nouveau site consacré à la sclérose en plaques (SEP). Signé des laboratoires Bayer Schering Pharma, sa mise en ligne intervient alors que s'ouvrent les Journées de Neurologie de Langue française à Lille. Une coïncidence qui ne doit rien au hasard.

La sclérose en plaques est la première cause non-traumatique de handicap chez l'adulte jeune. C'est-à-dire autour de 30 ans. La mobilisation suscitée par cette affection, dont l'annonce constitue toujours un choc majeur pour le patient mais également pour ses proches, ne surprend donc pas …

Les sources d'information sont multiples mais le plus souvent éparses. Elles sont surtout, généralement accessibles à une partie seulement des personnes concernées. 
Certaines sont spécifiquement dirigées vers les malades, d'autres vers les professionnels… et très peu vers les familles des patients. A cet égard, le nouveau site est réellement novateur.

Essentiellement destiné aux patients pris en charge par interférons – environ 75% des cas - il traite des différents aspects de la maladie.

 Dès la page d'accueil l'internaute est dirigé vers les pages qui le concernent.
 Et naturellement, les espaces dédiés –au patient lui-même ou à ses soignants – sont accessibles sur identification préalable.
Le grand public en revanche, et particulièrement les proches concernés, disposent d'une rubrique en accès libre.
Tout y est : documentations et brochures téléchargeables, informations sur le quotidien des malades, sur le régime des ALD et les droits des patients… Y compris des témoignages, une abondante liste de liens utiles et un glossaire très complet.

Source :  Journées de Neurologie de Langue française, Lille 1-4 avril 2009 ; Conférence de Presse Bayer Schering Pharma, Lille 1er avril 2009

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